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Publiée le 2010-01-23 - Consultée 565 fois

Vincent Cérat Lagana

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NFL

Colts et Vikings!



Jets de New-York c. Colts d’Indianapolis

Que ce soit par vraie confiance ou pour jeter de la poudre aux yeux, les Jets parlent. C’est ce qu’ils font depuis le début des séries et la recette fonctionne. Cette fois, l’entraîneur Rex Ryan a déclaré qu’il serait abasourdi de voir son équipe perdre le match de dimanche à Indianapolis. Autrement dit, Rex Ryan s’attend à ce qu’une équipe menée par la recrue Mark Sanchez n’en batte une dirigée par Peyton Manning sur son propre terrain.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le volubile pilote des Jets (appréciez le jeu de mots) fait preuve d’un optimisme exagéré. Les Colts ont gagné quinze de leurs dix-sept matchs cette saison et ils seraient peut-être demeurés invaincus s’ils n’avaient pas choisi de reposer leur partant. Et les Jets ? Ils ne seraient sans doute pas là si les Colts n’avaient pas justement levé le pied lors de la seizième semaine d’activité. Les Jets avaient alors battu l’équipe B et le quart recrue Curtis Painter pour se faufiler en séries la semaine suivante.

Malgré tout, il est vrai que les Jets ont la bonne équipe pour poser un vrai défi à Peyton Manning et à ses copains. Les Jets ont l’une des rares défensives qui peuvent vraiment affecter le quart des Colts. La domination du demi de coin Darrell Revis, qu’on opposera à l’excellent receveur Reggie Wayne, permet à Rex Ryan de choisir parmi une grande variété de blitz originaux contre lesquels Manning devra réagir. Sauf que généralement, Manning relève assez bien merci ce type de défi.

Même si tout ne sera pas si facile, les Colts marqueront donc des points. Sans doute plus que 20. Or, dans la série de quatre victoires consécutives qui a mené les Jets en finale de conférence, jamais les hommes en vert n’ont concédé plus de 20 points. Cette fois, il semble que l’attaque du coordonnateur Brian Schottneimer doive marquer un peu plus de points pour gagner. Les courses des porteurs Shonn Green et Thomas Jones et les courtes passes à l’ailier rapproché Dustin Keller ne suffiront plus. Faudra que Mark Sanchez en fasse plus, peut-être même qu’il réussisse une remontée en accumulant les passes à ses ailiers espacés Braylon Edwards et Jerricho Cotcherry. Le jeune Sanchez a été exemplaire en séries mais on doute que ça puisse se faire à Indianapolis.

Prédiction : Jets 13, Colts 24

Vikings du Minnesota c. Saints de la Nouvelle-Orléans

Ce qui frappe tout de suite, c’est le potentiel d’un grand duel de quarts entre Brett Favre et Drew Brees. Les deux joueurs figurent parmi les meilleurs de la NFL à leur position, leurs statistiques de la présente saison sont presque identiques et, pourtant, leur style et leur personnalité sont à l’opposé.

On sait que dans le bon contexte, Favre et Brees peuvent dominer. C’est donc ailleurs que dans ce duel que se décidera le choc de dimanche. Les Vikings, par exemple, gagneront si Adrian Peterson domine la défensive au sol douteuse des Saints et si Jarred Allen et les deux plaqueurs Williams prennent la mesure de la ligne offensive des Saints.

Les Saints, en revanche, fileront avec la victoire si leur offensive fait exactement ce qu’elle a fait la semaine dernière : marquer beaucoup de points rapidement pour forcer l’offensive adverse à s’impatienter et à commettre des erreurs.

D’un côté, on a les Vikings et leur style plus conventionnel. Un vétéran pour diriger l’offensive du poste de quart et, autour de lui, un porteur vedette, Adrian Peterson, un receveur numéro 1 attitré, Sidney Rice, et un ailier rapproché qu’on vise dans la zone payante, Visanthe Shiancoe. Le tout avec une défensive 4-3 de base, très athlétique et parfois dominante.

De l’autre côté, on a des Saints qui sont vraiment tout sauf conventionnel. Cette équipe utilise presque également quatre porteurs de ballon avec Reggie Bush, Pierre Thomas, Mike Bell et même Lydell Hamilton. Marques Colston est le receveur numéro mais les Meachem, Henderson, Moore et Shockey ont tous leur rôle particulier à jouer. Le tout avec Brees comme chef d’orchestre. La défensive, elle, est moins rigoureuse, moins tenace que celle des Vikings mais elle provoque des revirements à la tonne. Un ancien Viking, le maraudeur Darren Sharper y est pour beaucoup.

La différence. C’est Adrian Peterson qui la fera. Cette année, le spectaculaire 28 des mauves s’est fait voler la vedette par son nouveau quadragénaire de coéquipier. Pour tenir Brees au repos, c’est toutefois d’une attaque au sol dominante dont les Vikings auront besoin. Une attaque au sol trop souvent laissée au rancart même lors des matchs à l’étranger, pas pour rien que les Vikes sont à 4-4 à l’extérieur de leur Metrodome, et qui devra être au centre de la stratégie demain.

Prédiction : Minnesota 34, Nouvelle-Orléans 27

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